
Il y a quatre ans, nous sélectionnions des images d’œuvres d’art du domaine public et préparions ce qui allait devenir cette boutique.
Il nous paraissait évident que l’auteur des œuvres que nous allions présenter soient identifiés – c’est une obligation légale : l’auteur d’une œuvre d’art joui de la propriété morale de l’œuvre, propriété qui est perpétuelle et non cessible, ce qui implique qu’il soit crédité – et il nous semblait normal que, chaque fois que nous la connaissons, nous indiquions la source de la reproduction – nombre de musées et de collectionneurs, souvent étrangers, ont fait le choix de mettre à disposition des images de qualités des œuvres dont ils ont la propriété physique et qu’ils conservent dans les meilleures conditions .
Parce que, entre autres, nous avions identifié des problèmes sur les reproductions mises à disposition et que la source originale n’était jamais identifiée, nous avons cessé, dès début 2023, d’utiliser les images en provenance d’Artvee… Le remplacement des images est en cours, nous savons qu’il est peu probable que nous n’ayons plus aucune image Artvee… – actuellement, moins de 8,5 % des reproductions d’œuvres que nous proposons viennent d’Artvee.
Nous ne faisons pas non plus appel à des banques d’images, qu’elles soient gratuites ou pas, qui reprennent des images issues de collections de musées et/ou collectionneurs. Pourquoi ? Parce qu’il nous semble préférable d’utiliser l’original, même si ces banques d’images proposent souvent des images plus directement utilisables.
Il y a peu, dans les infos que sélectionne pour nous Google, nous avons reconnu l’image illustrant l’article proposé : un morceau, recadré, de la photographie d’un chantier de construction faite par Louis Lafon en 1880 – nous proposons des reproductions de cette photographie depuis février 2024 –. The Conversation a, il n’est pas possible d’y déroger, l’obligation légale de créditer l’image… Louis Lafon, l’auteur de la photographie, n’est pas mentionné – Louis Lafon était un photographe français en activité de 1870 à la fin du XIXe siècle, ses œuvres font partie des collections du MET, de la National Gallery of Art de Washington, du Clark Art Institute et du Museum of Fine Arts Houston –, le MET qui a la propriété physique de l’œuvre, en assure la conservation et a rendu l’image disponible – la photographie n’est pas exposée –, a été lui aussi oublié… Sont crédités Rawpixel, une banque d’images spécialisée dans les images du domaine public qui alimente nombre d’autres banques d’images dont celles d’Adobe, de Canva, etc, et Shutterstock, une banque d’images professionnelle propriété de Getty Images.
On ne peu que regretter le choix fait par The Conversation de ne créditer que les deux banques d’images qui n’ont fait que rediffuser le travail d’autres… en omettant de créditer ceux qui auraient dû l’être.
Depuis maintenant 4 ans, nous mettons en valeur des œuvres du domaine public, notre patrimoine commun… cette mise en valeur ne peut faire l’impasse ni sur l’identité de l’ (des) auteur(s) des œuvres et de son (leur) travail ni sur celui du musée et/ou du collectionneur qui conserve l’œuvre et a mis à disposition une image de qualité de celle-ci, c’est pourquoi nous renvoyons vers la fiche Wikipedia de l’auteur, quand elle existe en français et vers la page du site présentant l’œuvre.
